   Il ne faut pas s'imaginer que notre libert consiste dans une indtermination ou dans une indiffrence d'quilibre, comme s'il fallait tre galement inclin du ct du oui et du non, et du ct des diffrents partis, lorsqu'il y en a plusieurs  prendre. Cet quilibre en tous sens est impossible ; car si nous tions galement ports pour les partis A, B et C, nous ne pourrions pas tre galement ports pour A et pour non A. Cet quilibre est aussi absolument contraire  l'exprience et, quand on s'examinera, l'on trouvera qu'il y a toujours eu quelque cause ou raison qui nous a inclin vers le parti qu'on a pris, quoique bien souvent on ne s'aperoive gure pourquoi, en sortant d'une porte, on a mis le pied droit avant le gauche, ou le gauche avant le droit.
LEIBNIZ


